Le village des renards polaires (3’30)

Il était une fois, dans un village perdu dans les montagnes d’Europe de l’Est, une petite fille qui s’appelait Nadejda et vivait heureuse avec sa famille. Dans la journée, elle passait de longues heures à arpenter la forêt à la recherche de traces de pattes ou de touffes de poils coincées dans l’écorce des arbres.

(🇬🇧 The polar fox village)

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Il était une fois, dans un village perdu dans les montagnes d’Europe de l’Est, une petite fille qui s’appelait Nadejda et vivait heureuse avec sa famille. Dans la journée, elle passait de longues heures à arpenter la forêt à la recherche de traces de pattes ou de touffes de poils coincées dans l’écorce des arbres. Notamment, elle s’amusait à relever tous les indices de passage des renards polaires, car les renards polaires ont tendance à répéter ce qu’ils entendent en reproduisant les sons dans leur langage de renard. Le premier mot que les renardeaux polaires apprennent est d’ailleurs « Va t’en ! » car les gens préfèrent les tenir loin de chez eux, et « vatan » signifie à présent « renard » dans leur langage.

Plus que tout, la petite fille aimait observer les animaux au grand désespoir de sa mère et de son père qui auraient voulu lui apprendre la boulangerie, et de son frère qui ne rêvait que de lui enseigner le commerce. Nadejda pendant ce temps continuait de rêver au milieu de la neige en imaginant le chemin du loup vers le ruisseau gelé et en écoutant les trilles des oiseaux. Lorsqu’elle rentrait le soir, elle prenait toujours soin de laisser des restes de nourriture aux renards polaires qui ne fuyaient plus son approche et elle les écoutait couiner. Parfois, elle reconnaissait un mot dans un jappement.

Ce jour-là, elle entendit :

« Vatan ! Vatan ! Soleil haut, voler, voler. Vatan ! Vatan ! Danger, gros, vallée. »

Elle n’y prêta qu’une attention distraite avant de reprendre son chemin, puis trouva son attention accaparée par le bruissement des feuilles en haut d’un arbre. Elle retira ses gants pour escalader, et lorsqu’elle fut sur la première branche, les petits renards polaires s’étaient rassemblés autour du tronc en jappant toujours :

« Vatan ! Vatan ! Gros, vallée, danger ! Danger ! Vatan ! Vatan ! Voir, vallée, gros, vallée, vallée ! »

Alors elle regarda vers la vallée et vit ce dont parlaient les renards polaires. Il y avait un groupe de brigands connus dans toutes les montagnes qui semblait préparer un mauvais coup. Nadejda sauta de son arbre et courut prévenir le village, entendant résonner dans ses oreilles les petits cris des renards :

« Vatan ! Vatan ! »

Lorsque les brigands arrivèrent au village, il n’y avait plus rien. Les maisons étaient vides, les objets précieux avaient disparus, mêmes les ustensiles de cuisine manquaient. Contraints et forcés, les brigands durent rebrousser chemin en ayant fait chou blanc et se jurant qu’ils reviendraient au printemps. Mais les renards polaires veillaient, et chaque fois ils avertirent la petite fille des dangers si bien que les habitants ne les virent bientôt plus comme des nuisances mais comme des protecteurs, et le village prit le nom de « Village du Renard Blanc ».

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